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  Ahmed Ibn Al Jazzar


    " Abou Jaafar Ahmed Ibn Ibrahim Ali Ibn El Jazzar, (Ebn Djezar pour la science médiéviste) est issu d'une riche famille de Kairouan au sein de laquelle il naquit au début du Xè siècle J.C. correspondant à la fin du IIIè siècle de l'Hégire (898/288*). 
    Sa mort d'après les dernières recherches notamment celles de Hosni Abdetwahab et de Brahim Ben Mrad se situe aux alentours de 980 J.C. ". C'est ce qu'on peut lire dans un article écrit par feu le Professeur Sleïm Ammar, président fondateur de la Société Tunisienne d'Histoire de la Médecine et de la Pharmacie et vice-président honoraire de la Société Internationale d'Histoire de la Médecine ; et paru en Septembre 1997 dans " la Tunisie Médicale ". 

    C'est pourquoi, a rappelé le Pr. Ammar, " la Tunisie a fêté en son temps avec un éclat particulier le millénaire de ce grand savant médecin dont la célébrité avait déjà Peu après sa mort-dépassé les frontières de son pays touchant d'un côté le Maghreb extrême et l'Andalousie et de l'autre l'Europe même puisque fait exceptionnel, certaines de ses oeuvres dont le zad et Moussafir furent traduites en Grec, de son vivant et d'autres transmises en Occident, en latin par l'école de Salerne, par le truchement du moine carthaginois Constantin l'Africain.
    C'est à dire qu'il y a quelques mille ans déjà, la diffusion du savoir rayonnait à travers la Méditerranée à partir de l'Ifriqya et que Tunis (et Carthage) constituaient le relais de la très brillante école Médicale de Kairouan dont l'éclat allait retentir, des siècles durant à travers l'Orient et l'Occident .
    De fait, l'école Médicale de Kairouan, dont les assises avalent été établies des la fin du IXème siècle par Ishaq Ibn Omrane suivi d'Isaac Ibn soleimane, allait enregistrer au Xème siècle son apogée avec le grand Ahmed Ibn Al Jazzar un savant médecin, dévoué entièrement à son Art et dont les qualités d'esprit et de cœur devaient en effet demeurer légendaires ". 

    " Fils et neveu de médecins Ahmed Ibn Al Jazzar, a expliqué le Pr. Ammar " eut ainsi une vie exemplaire, toute remplie par l'étude des livres et l'exercice de son Art.
    C'est ainsi qu'il apprit très tôt le Coran, la grammaire, la théologie, et les belles lettres en s'initiant à la médecine au contact de son père, de son oncle et aussi d'Isaac Ibn Soleiman Al Israïli (Isaac Judeus).
    Bientôt il allait professer dans cette institution scientifique réputée "Dar Et Hikma" ou "Maison de la Sagesse" édifiée sur le modèle de ce Ile de Bagdad, où l'on enseignait : la médecine, la philosophie, les mathématiques et l'astronomie, et dont les assises avalent été fondées par Ishaq Ibn Omrane, l'illustre auteur du traité de la mélancolie ". Tel est la présentation attribuée à Ibn El Jazzar par le professeur Sleïm Ammar, qui a ajouté :

    " D'un naturel sérieux, de tempérament plutôt calme et réservé, Ibn Et Jazzar était très modeste et n'accepta jamais les brillantes situations officielles qu'on lui offrait auprès des souverains.
En cela, il suivait la droite ligne des doctes savants kairouanais et notamment cette du rigoureux et illustre Imam Souhnoun.
    Ainsi, les consultations d'Ibn Et Jazzar étaient gratuites pour les pauvres et les médications délivrées gracieusement par son aide Rachik officiant dans le vestibule de la demeure du maître transformé pour la circonstance en pharmacie.
    Et en cela, on pouvait déceler d'ores et déjà une préfiguration de la séparation des fonctions du médecin et du pharmacien.
    Réputé pour la rigueur de son enseignement, l'étendue de son dévouement et la perspicacité de sa thérapeutique, Ibn Al Jazzar fut non seulement un médecin et un thérapeute émérite mais il s'intéressa aussi de très près à la littérature et à l'histoire, voire aux belles lettres et à la géographie ".

    Selon le Pr. Ammar, Ibn El Jazzar a légué à la médecine de précieux ouvrages dont :

1- ZAD ET MOUÇAFIR OU VIATIQUE

    "Aide mémoire pour le savant expérimenté et provision pour le voyageur qui se rend dans une ville éloignée et dépourvue de médecins", ce remarquable ouvrage est un véritable livre didactique dont la partie thérapeutique a reçu les plus longs développements, d'où sa réputation et son caractère très pratique.
    Le manuscrit arabe comporte quelques 300 feuillets et se trouve divisé en sept livres traitant des maladies de la tête aux pieds.
    Ces sept livres, a expliqué le Pr., se subdivisent en 156 chapitres qui sont remarquables par la part qui est réservée aux traitements magistraux, les médicaments simples et composés, le mode opératoire, l'art professionnel.
    Vingt quatre copies manuscrites arabes ont été recensées qui sont notamment conservées à Paris, Rabat, Alger, Dresde.
    Quant aux versions latines, a-t-il précisé, on rappellera cette de Consumlin l'Africain, la plus connue effectuée sous le titre de Vialicum perigrinantis sans mention du nom de l'auteur et dont de nombreuses éditions se trouvent dans la plupart des grandes bibliothèques d'Europe. Cette traduction pêche par de nombreux défauts dont l'omission d'un chapitre (chapitre 7 du livre 6).
    Des versions se trouvent en grand nombre à Paris à la Bibliothèque nationale notamment une copie de valeur sous le N°2239 remontant au XVIè siècle et qui fut en possession de Colbert (Ministre de Louis XIV) puis de Napoléon Bonaparte. D'autres copies portent les N°6888 -6890- 6951 -7038 et 7044.
    Il en existe aussi à Montpellier, à Toulouse, à Lyon sous le N° 1007 à la bibliothèque municipale, à Reims 3 copies en reliure dorée N°1006, 1007 et 1008 à la bibliothèque municipale également.
Les traductions grecques de l'ouvrage ont été, fait exceptionnel, effectuées par Constantin Rheginos, dès le Xlè siècle sous le litre "d'Ephodes" et cela peu après la mort d'Ibn Al Jazzar et peut être même dit-on de son vivant.
    Sept manuscrits se trouvent à Paris à la bibliothèque nationale, un à Oxford, deux au Vatican, deux autres à Florence, quatre à l'Escurial, trois à Vienne, un à Munich, conformément à l'étude minutieuse qu'en à faite le Dr Duremberg.
    L'original de ces copies parait être l'ouvrage conservé au Vatican et qui aurait été traduit au Xè siècle déjà par Constantin de Calabre, mort en 1004 et contemporain d'Ibn Et Jazzar (et qui serait différent, de Constantin l'Africain mort en 1087).
    Enfin, pour ce qui est des traductions hébraïques, et les sont l'œuvre de Moche Tibbon sous le titre de "Tzadad Derdeim" (1259 J .C.)

    Ces versions se trouvent à Oxford sous le N° 413, à Parme sous le N°154 et en date de 1461, à Turin N°75, à Florence N° 87-88 toutes traduites à partir du texte arabe.
    Une autre traduction hébrelique à partir du texte latin paraît antérieur à cette de Moshe Tibbon opérée, et le, à partir du manuscrit arabe en 1124.
    Le Viaticum a été imprimé en 1510 à Lyon sous le titre de Breviarum Constantini dletum Viaticum et une 2ème fois en 1515 dans les oeuvres de Isaac Ibn Soleiman AI Israïli sous une traduction latine intitulée Omnia Opéra Isaacled par Andreas Torinus. La 3ème édition sera imprimée à Bâle en 1516 sous le titre de Viaticum Perigrinantis, la 4ème à Lyon en 1536 sous le titre de De Morborum Cognitione et curatione, la 5ème à Bâle encore dans les oeuvres de Constantin l'Africain (Opéra Constantini Africani).
    L'allemand Reïske traduira en latin au XVIIè siècle les six premiers chapitres relatifs aux fièvres du livre 7.
    Cette traduction partielle sera publiée en 1749 à Amsterdam sous le litre de Febribus de Synosius et attribuée à l'auteur Synosius.

    On voit donc que cette oeuvre principes d'Ibn Et Jazzar a été largement diffusée en Occident.
De multiples études ont été consacrées au Viaticum en particulier cette de Charles Daremberg en 1851 et à la même époque de Gustave Dugat qui lui réserve un article paru dans le journal asiatique paru à Paris déjà en 1853 (p.289).
    La version arabe ou Zad al Moussafir vient d'être enfin publiée à Tunis oeuvre de nos valeureux Amis Mohamed Souissi est Radhi Jazi qui ont ainsi achevé les trois premiers livres, les quatre autres devaient être bientôt publiés avec le concours de Jomaa Chikha et Far Omar AI Asli.

2- LE LIVRE DES MÉDICAMENTS SIMPLES

    " Ou Kitab AI I'itimad fil Adwia AI Mofrada, "ouvrage de base" comportant 4 livres, écrit à l'adresse du Prince Fatimide Et Kaïm bi Amr Illah (933/955) et vulgarisant notamment les simples notés par Gallen et Discorides. Il en existe au moins 8 copies manuscrites à Istanbul (bibliothèque Sainte Sophie et Souleymaia), à Alger, à Tunis et à Sfax.
L'ouvrage est composé de quatre chapitre, trois sur les aliments et le 4ème sur les médicaments simples, chapitres qui ne se trouvent pas tous dans leurs entier dans les différentes copies existantes".
    Traité de matière Médicale de 103 feuillets de lecture facile, il se divise en 4 livres comprenant 280 monographies de simples d'origine végétale ou minérale, à l'exclusion de ceux d'origine animale (ces derniers seront lf'dités dans le Kitab Al Hayawan).

    Le livre des simples classe les médicaments par rapport à leur degré d'activité et en fornetion de la théorie des quatre humeurs -froid, chaleur, sécheresse et humidité -l'auteur y précise le nom de la drogue en arabe, grec, persan, berbère et syrique puis passe à la description détaillée de ses diverses qualités en signalant celles qu'il faut privilégier ou rejeter. Puis sont précisées les propriétés thérapeutiques, les formes pharmaceutiques utilisées, les doses en usage, les falsifleations possible, et les essais qu'il faut pratiquer pour les déceler.

    Enfin, pour ce qui est des succédanés, l'auteur indique les drogues à utiliser en cas de pénurie ou de coût élevé de certains produits: point qu'il développera ultérieurement dans le "Livre des Succédanés" et dans le Liyle des Pauvres (Kitab Al Foquara).
    Ibn Al Jazzar ne se contente pas lei de suivre les prescriptions des Anciens. Il compose bien souvent ses propres formules: résultat de sa propre expérience.
    Ainsi, s'exprime-t-il souvent: "description d'un médicament que j'ai composé moi même... c'est un sirop extraordinaire, royal... Je l'ai expérimenté et l'ai trouvé très efficace".
    Et, quand il emprunte à ses prédécesseurs, Ibn Al Jazzar s'exprime encore ainsi: "description d'un remède composé par Jean le Mesué... Nous l'avons expérimenté et trouvé excellent. ..".

    De fait, le Livre des Simples comprendra plusieurs formules pharmaceutiques nouvelles qui demeureront en usage de nos jours : ainsi, des tablettes sublinguales fort originales pour l'époque, Sa technologie pharmaceutique ne manquait pas non plus d'intérêt: ainsi de la sublimation et de la distillation.

    Al L'itimad a été traduit en latin à deux reprises, la première par Constantin l'Africain sous le nom de Liber de Gradibus Simplleium sans mention, là encore, du nom de l'auteur, et la deuxième fois par Stéphane de Saragosse en 1233 sous le titre de Liber Fiduciae Simplleibus Medleinis : traduction qui est en fait un condensé de l'ouvrage.
    En 1941, L. Volger en Allemagne l'imprimera sous le titre de Der Libcr Fiduciac de Simplleibus Medicinis des Ibn Al Jazzar in der Uberstzung von Stcphanus de Saragossa, ubertragen ans der handschrift. München Cod. Lat 253.
    Quant à la traduction hébraïque elle sera également l'œuvre de Moshe Tibbon.

3- LE LIVRE DES PROPRIÉTÉS 

    C'est un 3ème ouvrage d'Ibn El Jazzar traduit en latin sous le titre de Proprletatibus : le manuscrit se trouve à Montpellier et il en existe une autre version hébraïque.

4- LIVRE DE L'AMNÉSIE ET DES MOYENS DE FORTIFIER LA MÉMOIRE

    "Kital Al Nissian wa Toroq Taqwiati Adhakira.

5- LE LIVRE DE L'ESTOMAC, DE SES MALADIES ET LEURS TRAITEMENTS

    Publié en 1980 à Bagdad. Dans son texte arabe par Salmane Kctaya a été tôt traduit également sous Le titre de Liber de Stomacho par Constantin l'Africain qui toujours s'attribuera la paternité de l'ouvrage. Le livre sera en effet publié dans les ouvres de Constantin en 1536 à Bâle.

6- AUTRE TRADUCTION DE CONSTANTIN LA "MAQALA FI AL JOUDILEM" 

    (traite de la lèpre) paru dans les mêmes conditions sous le nom de D'Eléphantiasis.

7- "LE LIVRE DES PAUVRES ET NECESSIEUX" 

    (Kitab al Fouquare) autre traité fort original, a été traduit aussi en hébreu.
    Il s'agit d'un condense destiné à favoriser une médecine populaire une sorte de memento pratique d'une centaine de pages remplies de prescriptions simples et composées de toutes sortes sans médicaments chers mais néanmoins efficaces et qui restent à la port ce du
plus grand nombre.

8- Enfin, un traité de Constantin l'Africain intitulé De Animulibus parait bien être la transcription quelque peu reunimée du livre d'Ibn Al Jazzar qui a pour titre "Le Livre des Animaux" (Kitab AI Hayawan).

    Le Pr. Sleim Ammar a conclu que " Tels sont les titres des principaux ouvrages du maître de l'Ecole Médicale de Kairouan qui ont été généralement très tôt traduits soit en grec, soit en latin soit en hébreu, soit dans les trois langues et qui, tous, eurent la faveur d'une remarquable diffusion en Occident.
    Le fait que Napoléon Bonaparte après Colbert fut en possession de la version latine enluminée du Viaticum N°2239 conservée actuellement à Paris à la bibliothèque nationale, suffit à souligner l'intérêt que les ouvrages d'Ibn AI Jazzar acquirent en Europe -tout au long des siècles - ".
    De fait, on attribue à Ibn AI Jazzar au moins 43 ouvrages reconnus dont la plupart en médecine et en pharmacie.

    Ainsi, il a cité entre autres :
1) "AI Boughya (l'ouvrage désiré) ou des médicaments composés".
2) "Des moyens de prolonger l'existence" ou encore "Subsistance du Séjournant" (Qût al mouquim) : oeuvre en 20 livres signalée par Ibn AI Quifti.
3) Un autre ouvrage intitulé : "De la médecine des sujets âgés" a donné lieu en 1952 à la thèse de doctorat en médecine présentée à Alger par le Dr Ismall BOUDHERBA.
C'est une sorte de précis de gériatrie qui est en quelque sorte le pendant du livre de pédiatrie.
4) "De le substitution des médicaments" (Ibdal AI Adouïa). Autre ouvrage sur les succédanés cité à plusieurs reprises dans les oeuvres pharmaceutiques de l'auteur.
5) L'épître sur le urines qui existe aussi à Sainte Sophie et au Caire sous le N°311 à Dar El Kotob, mais aussi à Oxford sous le N°611 (version latine), au Vatican sous le N°310, enfin à Paris sous les N°1125 et 1139 en hébreu.
Ces écrit intitulé aussi "traité des reins et de la vessie comportant 126 médicaments dont 72 sont encore employés à l'heure actuelle, a été bien analysé par notre ami l'urologue libanais Farid Sami Haddad -compte rendu du colloque sur le millénaire d'Ibn AI Jazzar -Comité culturel -Tunis 1984. p305
6) "Des succédanés", le texte arabe en étant conservé à Istanbul
7) "Des maladies de causes identiques à symptômes différents "
8) "Du danger de soigner sans nécessité"
9) "Du coryza et son traitement" 
10) "Du sommeil et de la veille"
11) "Des observations ou expériences de médecine"
12) "De la lèpre tuberculeuse, de ses causes et de son traitement"
13) "Des causes de la peste en Egypte, de sa prévention et de son traitement"
14) "Des maladies du rectum et de la région fessière"
15) "des fièvres" et notamment de la rougeole et de la variole
16) "De la conservation de la santé"
17) "Du traité des plerres" (précieuses)
18) "Des poisons"
19) "Des médicaments expérimentés"
20) Le livre des parfums, "Kitab El Outourat" dont la paternité n'est plus discutée. Nos amis Radhi Jazi et Farouk Asli ayant récemment bien analysé ce subtil opuscule de 63 feuillets la Revue Essaydali de Tunisie N°42 -Déc. 1991- pp.25-33
21) Enfin, de ses ouvrages inédit d'ordre médico-pédagogique concerne la puériculture et l'éducation des enfants, s'intitule "Siassat Essibyane" et a été récemment publié par Le Dr Mohamed Habib El Hila à Beyrouth en 1968.

    Il s'agit sans doute avec l'épître sur les enfants de Rhazès , a souligné l'auteur, " d'un des premiers traités de puériculture et de pédiatrie arabes, contemporain de celui de Saïd Ibn Arib El Kortobi, mais foncièrement différent quant au contenu dans la mesure où il déborde sur la 1ère et 2ème enfances.
    Au total, de l'œuvre médicale d'Ibn AI Jazzar, considérable par son volume et souvent remarquable par sa qualité, on retiendra d'une part le souci de ce fin praticien à classifier et à diversifier déjà les spécialités médicales (puériculture, épidémiologie, gériatrie, hygiène), d'autres part, ses larges connaissances dans la pharmacopée qu'il a toujours visé à adapter à l'environnement où il vivait et exerçait ".
    D'un autre côté et de son oeuvre philosophique, a-t-il ajouté " on doit retenir : L'opuscule sur l'âme et la divergence des anciens sur et l'opuscule sur le mépris de la mort, tandis que son oeuvre littéraire comprend encore: les "conseils aux gens justes" ; le "chapitre sur la plupart des anciens" et "le livre sur les normes littéraires".

    Historien, Ibn Al Jazzar a enfin écrit une "histoire de la dynastie actuelle" (de Obeïd Et Mahdi) et un livre pour faire connaître la vérité de l'histoire qui est une biographie des savants de l'époque ".
    Finalement, le Pr. Ammar a noté que " Ibn AI Jazzar mourut vieux, plus qu'octogénaire, léguant à sa famille un riche héritage (une somme de 24000 dinars dit-on) et à la ville de Kairouan sa bibliothèque personnelle qui contenait surtout ses ouvrages de médecine.

    La légende veut que leur poids dépassa les vingt cinq quintaux. La plupart de médecine étalent manuscrits de sa propre main.
La date de sa mort a été controversée, située par les uns vers 979/369 (Dr Ahmed Ben Miled), par les autres (Haji Khalifa et Lucien Leclerc) vers 1004/400.
    La date la plus probable étayce par des preuves historiques serait 980/369 (Ibn Adari -H.H. Abdelwahab, Brahim Ben Mrad),
    En tout état de cause, il faut retenir qu'Ibn Al Jazzar décéda aux alentours de 980 et c'est pour cela que l'on a célébré un peu partout voilà plus de 15 ans son millénaire et il va sans dire avec un éclat tout particulier en Tunisie ".

                                                                                                 Professeur Sleïm AMMAR

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